Le Same : quelle langue
parle le Père Noël ?

Publié le 23/12/2015 par Assimil
17 commentaires

Gravure de Same - 19e siècle
Dans l’extrême nord de l’Europe, aux abords du cercle polaire, la langue same est parlée par 35 000 Samis, parmi lesquels l’incontournable Père Noël. Découvrez toutes les particularités de cette langue et son histoire pour devenir incollable sur ce dialecte de Laponie et glisser, pourquoi pas, un petit mot au Père Noël dans votre liste de cadeaux.

La langue same, une langue plurielle

Parlée par environ 35 000 Samis en Laponie, la langue same est un dialecte appartenant à la famille des langues finno-ougriennes. Les Samis formant un peuple transfrontalier, leur territoire n’est pas rattaché à un état en particulier. Il s’étend du centre de la Suède à la péninsule de Kola en Russie, en passant par le nord de la Norvège et de la Finlande.

Le peuple sami se compose de différents groupes, unis par leur culture, leur histoire et leur territoire, mais se distinguant par des variantes au niveau du langage. Concrètement, cette langue de Laponie se divise en deux groupes :

  • les langues parlées par le groupe same de l’ouest (same du sud, de Ume, de Lule, de Pite et du nord) ;
  • les langues parlées par le groupe same de l’est (same Skolt, Same de Ter, de Kildin, d’Akkala, d’Inari et de Kemi aujourd’hui éteinte)

Le same du nord est la forme la plus parlée, avec 30 000 locuteurs estimés. On lui doit notamment le mot « toundra », qui désigne les vastes prairies des pays froids, gelées en profondeur, peuplées de rennes et d’élans et parsemées de lichens et d’arbres nains. On dit que, pour désigner l’aspect d’un renne, cette langue dispose d’environ 400 mots.

Si les similitudes sont nombreuses entre les langues de chaque groupe, il convient de considérer les « variantes du same » comme plusieurs langues distinctes mais reliées entre elles. Cependant, les variations sont majeures entre l’est et l’ouest, plus importantes que les différences qui existent entre le danois, le norvégien et le suédois par exemple. Une variété qui fait toute la richesse de cette langue de Laponie malheureusement menacée.

La langue de Laponie au bord de l’extinction ?

Sur les 11 langues sames répertoriées historiquement, 9 d’entre elles seraient encore parlées actuellement. Ce chiffre tombe à 8 si l’on considère que le same d’Akkala est très probablement éteint depuis le début du XXIe siècle. Le same de Ter est quant à lui en danger puisqu’il ne compterait qu’une demi-douzaine de locuteurs tous très âgés. Même le same du nord, pourtant parlé par 30 000 locuteurs, est considéré comme une langue en danger selon l’Unesco.

En 2011, l’Onu a publié un rapport afin que les gouvernements suédois, norvégiens et finlandais redoublent d’efforts pour sauvegarder ces précieuses langues de Laponie. Des efforts ont été amorcés depuis, en plus de ceux fournis depuis le milieu du XXe siècle.

La préservation des langues sames

Différentes initiatives et textes officiels ont été adoptés pour reconnaître, préserver et pérenniser l’usage des langues sames dans leur diversité.

La constitution norvégienne de 1988 stipule que l’État doit « créer les conditions permettant à ce peuple autochtone de préserver et développer sa langue ». À son tour, la Finlande inscrit dans sa constitution, en 1992, sa volonté de garantir aux Samis le droit d’utiliser leur langue pour communiquer avec les autorités locales et nationales. En 2002, la Suède reconnaît quant à elle le same comme l’une des 5 langues minoritaires du pays.

Depuis 1979, dans les 3 pays, les administrations scolaires, l’enseignement, les textes officiels, les radios, la télévision et la presse écrite emploient le same du Nord, la langue same la plus parlée, pour assurer sa promotion. Elle bénéficie de presque tous les efforts des institutions pour la valoriser au détriment parfois des autres langues de Laponie.

De leur côté, les Samis ont essayé de protéger eux-mêmes leur patrimoine linguistique dès 1956 en créant le Conseil nordique, une union d’associations sames de Norvège, de Suède et de Finlande. Rejoint en 1992 par une association same de Russie, le Conseil nordique devient le Conseil sami. Sur le plan politique, des parlements sames existent depuis les années 1990 et exercent leur autorité en particulier dans l’enseignement, la langue et la culture au sein des trois pays scandinaves.

Si les initiatives se poursuivent pour préserver le same, de nombreux efforts restent à faire pour valoriser la langue dans toute sa diversité et lui permettre de survivre à travers les années.

Commentaires

Par Chris K. le 23/12/17 à 13h37

Bonjour,

Il est dommage qu’une langue comme le same et toutes ses variantes soient menacées d’extinction faute de transmission de générations en générations…
Pour un étranger, s’initier aux langues sames reste très difficile du fait qu’il y a peu de resources anglophones et germanophones permettant de découvrir et d’apprendre les langues sames et leur donner une « deuxième vie »…
Il existe cependents quelques manuels pratiques d’apprentissage du same écrits en norvégien.
Il y a peut-être une lueur d’espoir cependent, vu que certains articles du site Wikipédia sont rédigés en same (en cliquant sur la langue « davvisámegiella »)

Pour les francophones, il n’existe qu’un seul ouvrage paru il y a déjà plusieurs années édité par l’Harmattan: « Parlons lapon ».
Cet ouvrage donne juste qu’un aperçu sur les langues et la culture de Laponie.

Joyeuses fêtes de fin d’année.

Par Chris K. le 28/12/17 à 14h34

Ce qui est rassurant, c’est que les autorités norvégiennes, suédoises, et finlandaises ont cessé de considérer les langues sames comme des « sous langues » rurales et ont dédidé de les réhabiliter.

Le same du nord (davvisámegiella) semble garder le cap avec ses 30 000 locuteurs et son apprentissage dans les écoles de Laponie.
Ce n’est pas le cas pour le same de Ter (darjjesámegiella) de la péninsule de Kola au nord-ouest de la Russie qui ne compte plus que 2 locuteurs âgés. Après leur disparition, cette variété de same sera malheureusement éteinte…

Par Michel BELLON le 06/02/18 à 13h32

Bonjour,

Le calendrier nous donne aujourd’hui une excellente occasion de saluer le peuple same, puisque le 6 février est la « Journée nationale same » (« Sámi álbmotbeaivi », en same du nord), célébrée tout particulièrement en Norvège, ainsi qu’en Suède, en Finlande et, dans une moindre mesure, en Russie.
Depuis 1993, cette date commémore la première Assemblée nationale same (Sámi riikačoahkkin), réunie à Trondheim en 1917, et met à l’honneur la langue, les traditions et tout ce qui constitue l’identité culturelle des Sames.

Bonne journée,
Michel.

Par Gonzalo Rojas Oberreuter le 23/12/18 à 19h10

Il est faux de dire que la langue sames est un dialecte appartenant à la famille des langues finno-ougriennes: il eût plutôt fallut écrire: les langues sames sont un groupe de langues appartenant à la famille Finno-ougriennes, comme le sont les langues fenniques, les langues permiennes, les langues ougriennes….les langues sames cela peut être aussi divers que les langues italiques. Il est important aussi de dire que la communauté est scindé en deux: certains pensent qu’à tout prendre , il faut fortifier l’hégémonie du same du nord, pour qu’au moins une langue same subsiste; d’autres pensent que c’e’st justement une vision par trop hégémoniste et qu’il faut laisser leurs chances aux « petites » langues sames(same du sud, same d’Inari, same de Ter). Il est important aussi de dire que la position de l’état qui « héberge » la langue same conditionne fortement ses possibilités de survie: chaque état a un discours officiel sur le fait que telle ou telle langues soient viables, et cela recoup en général ses intérêts. Enfin, comment faire l’impasse sur le devoir de mémoire et le fait que les états doivent faire amende honorable, suite au traitement qu’ils ont fait subir à leurs populations par le passé, qui n’est pas sans rappeler l’hitoire des boarding schools des amérindiens au Canada. Enfin, lapon signifie vêtus de haillons en suèdois et est aussi péjoratif que peut l’être eskimo(manguer de viande crue en langue Cree) eu égard aux inuits ou ostyak(vocable Mari je crois) eu égard au khantys. Et pour fini, non tous les sames ne sont pas éleveurs de rennes.

Par chris K. le 11/01/19 à 23h10

A propos des langues sames, encore une fois merci Michel pour toutes ces explications et ces comparaisons entre le same du nord, le finnois, et l’estonien (cf. article « Les nouveautés de la rentrée 2018 »).

J’ai réussi à me procurer sur Amazon.de un exemplaire neuf du livre « Lehrbuch der saamischen (lappischen) Sprache » (Hans-Hermann Bartens) à un prix très raisonnable compte tenu de la rareté de cet ouvrage.
Quand aux 4 volumes de « Davvin – Samisk for nybegynnerem », ils sont tout simplement introuvables sur internet (même d’occasion). 🙁

Sur tes conseils, j’ai commandé le livre « North Sámi: An Essential Grammar » (Routledge).
J’en profite pour te dire que l’éditeur britannique Routledge va publier pour la 1ère fois une grammaire islandaise « Icelandic: An Essential Grammar » (sortie prévue le 10/02/2019).

Les éditions ASSIMIL devraient publier quelque chose sur le same du nord, ne serait-ce qu’un guide de conversation, et pourquoi pas une méthode plus complète dans la collection « Objectif langues ».

Par Michel BELLON le 05/02/19 à 14h09

Bonjour,

Puisque nous avons évoqué récemment les langues sames, parlées notamment en Finlande, et que demain 6 février est la Journée nationale same (voir ci-dessus), je mentionnerai pour rester dans le même pays la Journée Runeberg (Runebergin päivä) dédiée au poète national finlandais Johan Ludvig Runeberg et célébrée chaque année le 5 février, jour anniversaire de sa naissance en 1804.
Le paradoxe apparent est que Runeberg était suédophone et que ses œuvres n’ont pas été directement écrites en finnois, mais traduites dans cette langue à partir des textes originaux en suédois. C’est un bel exemple de la coexistence pacifique de deux langues au sein d’une même culture. Parmi les artistes finlandais les plus célèbres appartenant à la communauté suédophone, on peut citer aussi le compositeur Jean Sibelius, dont la connaissance du finnois, qu’il n’avait étudié qu’à son adolescence, était réputée médiocre. Mais cette opinion est sans doute un peu exagérée, car Sibelius a beaucoup écrit et parlé finnois au court de son existence.

S’il n’a pas écrit dans la langue principale de son pays, Runeberg a cependant composé une œuvre intimement liée à la Finlande. En témoigne notamment son poème épique « Fänrik Ståls Sägner » (Les Récits de l’enseigne Stål, en finnois Vänrikki Stoolin tarinat), œuvre épique finlandaise la plus importante après le Kalevala, dont le premier texte, « Vårt land » (Notre pays, en finnois Maamme) est devenu l’hymne national finlandais, sur une musique du compositeur Fredrik Pacius, autre exemple de multiculturalisme, puisqu’il était allemand et a passé la plus grande partie de sa vie en Finlande où il est considéré comme le père de la musique nationale !

À l’occasion du Runebergin päivä, marqué par une cérémonie devant la statue du poète à Helsinki (réalisée par son fils Walter), on consomme un succulent gâteau à la confiture de framboise, aux amandes et au rhum, le runebergintorttu (runebergstårta en suédois), et ce dès le début de l’année.

Bon après-midi,
Michel.

Par Michel BELLON le 05/02/19 à 15h07

Sibelius a beaucoup parlé et écrit finnois au COURS 😀 de sont existence, qui heureusement n’a été pas été si courte que ça, puisqu’il est mort en 1957, à l’âge de 91 ans.

Par Michel BELLON le 05/02/19 à 15h13

La loi des séries… et une certaine hâte mal maîtrisée pour seules excuses :
Sibelius a beaucoup parlé et écrit finnois au COURS 😀 de SON 😀 😀 existence…

Par Michel BELLON le 19/04/19 à 11h15

Bonjour,

Nous sommes à un peu plus de la moitié du Sámi beassášmárkanat, festival de Pâques des Sames qui a lieu chaque année, en fonction de la date de la fête religieuse, dans la ville de Kautokeino en Norvège.
Le programme propose toujours de nombreuses activités : théâtre, concerts de chant traditionnel (luohti, généralement plus connu sous le nom norvégien de joik) et de musique d’artistes et groupes sames contemporains, expositions diverses, notamment d’artisanat (duodji, gákti…), cinéma, courses de motoneiges et bien sûr de rennes.
Cette tradition remonte à la christianisation des Sames. À l’origine purement religieuse, elle a pris maintenant un tour plus populaire et est l’une des occasions qu’ont les Sames de mettre en valeur les différents aspects de leur culture.

Bonne journée,
Michel.

Par Michel BELLON le 19/04/19 à 17h15

Bonjour,

Cette question s’adresse à Assimil, et je m’excuse de la poser ici puisqu’elle n’est pas en relation avec les Sames ou leur langue.
J’ai essayé hier soir, et encore une fois ce matin, de poster un petit complément au commentaire que j’avais fait il y a quelques jours sous l’article du 8/4 consacré aux idées reçues sur l’apprentissage du russe. Or, dans les deux cas, j’ai constaté après avoir envoyé mon message qu’il n’était pas pris en compte, et à l’heure actuelle il n’est toujours pas en ligne.
Y a-t-il un problème technique ? Pourtant, mon message ci-dessus posté ce matin à 11 h 15 est passé comme d’habitude sans problème.

Merci pour votre réponse et bonne soirée,
Michel.

Par Chris K. le 20/04/19 à 0h37

Bonsoir Michel,

J’ai remarqué que les commentaires qui contiennent trop de caractères non-latins ne passent pas toujours sur ce blog (problème de codage ?)

J’ouvre une parenthèse, est-ce que tu t’es procuré la nouvelle version du vietnamien qui vient de paraître ?
Moi oui, elle est vraiment très bien (voir mon commentaire détaillé du 14/04/2019 dans la rubrique « Les nouveautés de la rentrée 2018 »).

Je ferai cependant la même remarque que pour la méthode de thaï (2017):
je trouve que cette méthode est quand même un peu dure pour un complet débutant; quelques notions sommaires de la langue sont nécessaires pour aborder cette méthode efficacement, sachant que les langues polytonales sont difficiles pour les apprenants francophones.

Par Michel BELLON le 20/04/19 à 16h37

Bonjour Chris,

C’est vrai, nous avons constaté par le passé certains problèmes avec les caractères non latins, et mon texte comporte en effet un passage en russe qui, bien qu’assez court, représente quand même à peu près un tiers du total. Merci donc de m’avoir rappelé cette difficulté, et dès que j’aurai fini ce message, je vais essayer de renvoyer l’autre en supprimant la partie en cyrillique.

En ce qui concerne « Le vietnamien – Tiếng Việt », comme toi je me procure toutes les nouvelles parutions dès qu’elles sont disponibles. 😉
J’ai bien lu ton commentaire, et je suis entièrement de ton avis. Mais il me semble par ailleurs que le fait d’indiquer dans l’introduction phonétique toutes les variantes régionales n’est pas pédagogiquement très judicieux. Les auteurs précisent page VIII qu’ils ont basé leur méthode sur le vietnamien « standard » – choix raisonnable et logique – et qu’ils invitent en fin d’ouvrage à se familiariser avec les accents régionaux principaux. Dans ces conditions, il me paraît bien lourd et inutile d’encombrer (j’utilise le mot à dessein) les explications phonétiques de notes relatives aux particularités régionales. Je crois qu’il aurait été bien mieux de les faire figurer à partir de la page 542, avant les textes illustrant le « parler du Sud du Vietnam ». Proposer de reconnaître ou apprendre plusieurs accents différents est en soi une bonne chose, mais le but essentiel quand on s’adresse à des débutants complets est de leur faire acquérir la prononciation qui leur permettra de se faire comprendre partout, surtout pour une langue aussi difficile sur le plan phonétique que le vietnamien. Que dirait-on d’une méthode de français dans laquelle des étudiants n’ayant aucune connaissance préalable de notre langue se verraient présenter d’emblée, à côté de la prononciation standard, celles de Marseille et de Strasbourg ?

Sinon, je pense aussi comme toi qu’il manque un enregistrement de syllabes et mots isolés, qui faciliterait l’identification et la pratique des différents sons et, s’agissant du vietnamien, du chinois, du thaï, etc., des tons qui, comme le soulignent Ðỗ Thế Dũng et Lê Thanh Thủy, sont l’élément le plus difficile (ou du moins l’un des plus difficiles) à maîtriser, notamment pour un francophone.
Cela me ramène (à chacun ses lubies… 🙂 ) à mon idée d’une « Leçon 0 » qui précéderait toute méthode et permettrait d’avoir d’emblée une vision plus approfondie et précise du système phonétique de la langue enseignée.

Bon week-end,
Michel.

Par Michel BELLON le 20/04/19 à 17h20

Bonjour,

C’est visiblement le nombre excessif de caractères cyrilliques qu’il contenait qui empêchait le commentaire que je voulais ajouter à l’article du 8/4, « Les idées reçues sur l’apprentissage du russe », de passer.
J’ai pu l’envoyer après l’avoir débarrassé du passage en russe qu’il contenant. Il n’est donc pas utile qu’Assimil se penche plus avant sur la question.

Merci et bon week-end prolongé !
Michel.

Par Chris K. le 20/04/19 à 17h34

Bonjour Michel,

Le CD n°1 de la première édition du vietnamien « sans peine » – Tiếng Việt dễ học (1994) avait justement cette « leçon zéro » consacrée à la prononciation de voyelles avec les différents tons, ce qui était très utile.

Personnellement, je trouve les tons du vietnamien plus distincts et plus faciles à retenir que ceux du thaï (ou pire, ceux du cantonais !)

Pour la petite anecdote et le petit détail futile,
le premier design de la couverture de la nouvelle version du vietnamien ASSIMIL (encore affiché sur le site Amazon.fr) montrait une statue de l’homme d’état Hồ Chí Minh qu’ils ont remplacé au dernier moment par l’image d’une statue de l’empereur Nguyễn Huệ (Quang Trung). 🇻🇳

Par Michel BELLON le 20/04/19 à 18h41

Rebonsoir Chris,

Oui, certaines méthodes du passé avaient des « plus » qu’on aimerait bien retrouver dans celles qui les ont remplacées…

Les tons font partie de ces éléments particulièrement ardus pour les personnes dont la langue maternelle en est dépourvue. Et on peut en effet les classer selon leur degré de complexité, et donc de difficulté. J’ai tendance à penser que ceux des langues européennes (suédois, norvégien, BCMS, slovène, lituanien, letton), qui n’ont pas la même nature que ceux de certaines langues asiatiques, africaines ou amérindiennes, ne posent pas de très gros problèmes.
Les tons du vietnamien, qui, phonologiquement se répartissent en 2 séries (l’une « haute » et l’autre « basse ») de 3, sont quand même assez difficiles, car leur caractère « haut » ou « bas » est relatif (contrairement à leur contour mélodique), propre en partie à chaque locuteur selon que sa voix est plus ou moins « aiguë » ou « grave », ce qui peut être lié à l’âge et au sexe par exemple. Mais je suis d’accord pour dire que les tons du thaï et du cantonais ne sont pas simples non plus.

Le détail concernant la couverture est amusant, mais bien « futile », c’est vrai. En fait, la première version montrait deux statues, celle de Hồ Chí Minh et une autre que je ne suis pas parvenu à identifier. Non seulement elle figure toujours sur le site d’Amazon, mais on peut aussi la trouver sur le catalogue 2019 téléchargeable depuis le propre site d’Assimil ! 😀
Par ailleurs, si la version définitive indique bien qu’il y a dans la méthode « 177 exercices et leurs corrigés », as-tu remarqué que la première mentionne 171 exercices sur le livre, et 170 seulement sur le coffret. Enfin, le catalogue précise que le livre fait 650 pages, alors que celui qui vient de paraître en a 700.
Au moins, cela prouve que les publications sont revues et modifiées jusqu’à la dernière minute. 🙂

Bonne soirée,
Michel.

Par Chris K. le 20/04/19 à 19h35

Rebonsoir Michel,

La parution de cette nouvelle version du vietnamien qui était initialement prévue pour juin 2018 (!) a été retardée plusieurs fois pour enfin arriver mi-avril 2019, ceci explique cela…

Autre détail futile, les dialogues et textes vietnamiens du livre ont une belle police d’écriture qui change de la parisine. 😊

Par Michel BELLON le 21/04/19 à 11h03

Bonjour Chris,

On peut croire que les différentes modifications que nous constatons signifient que les auteurs et l’éditeur ont cherché à apporter des améliorations à la nouvelle méthode jusqu’à la dernière minute.
C’est sans doute vrai non seulement du contenu, mais aussi de la partie technique, car il y a encore une différence, que j’ai omis de signaler dans mon dernier message : la couverture du coffret figurant dans le catalogue et reprise sur Amazon indique que l’enregistrement tient sur 3 cds, au lieu des 2 qu’il y a finalement !

Bon dimanche,
Michel.

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