Les bonnes raisons
d’apprendre le roumain

Publié le 14/12/2018 par Assimil
9 commentaires

Parlée par plus de 24 millions de locuteurs natifs et environ 28 millions de personnes au total, le roumain est une langue passionnante. Entre héritage, civilisation et expatriation, découvrez toutes les raisons qui devraient vous motiver à vous lancer dans l’apprentissage du roumain, alors que la saison France Roumanie a commencé le 27 novembre et se poursuivra en 2019.

Apprendre une langue aux racines communes avec le français

Le roumain est une langue qui prend ses racines à l’Antiquité romaine, lorsque l’Empire romain décide de s’étendre à l’est de l’Europe et d’envahir la Dacie, province correspondant à la Roumanie actuelle. Les peuplades alors en place sont forcées d’adopter le latin comme langue officielle, ce qui explique les similitudes avec la langue française. Un atout indéniable pour les francophones souhaitant apprendre le roumain.

Un vocabulaire en commun

D’après une étude statistique datant de la fin des années 1980, le vocabulaire roumain est composé d’environ la moitié (45 %), de mots issus du latin et du latin savant. Le roumain s’inspire également du français puisque plus de 20 % de son vocabulaire emprunte à cette langue. Cette proximité linguistique fait du roumain un idiome plus accessible aux locuteurs francophones qui reconnaissent une grande majorité des mots. La seule véritable difficulté pour les Français apprenant le roumain réside dans l’utilisation de déclinaison, héritage latin. Un réflexe à prendre pour les apprenants qui n’auraient pas fait d’études de latin, au préalable.

Une orthographe simple

Si la Roumanie est géographiquement proche de pays slaves, elle a conservé l’alphabet latin pour s’exprimer à l’écrit. Autre particularité du roumain : l’orthographe simplifiée de ses mots. Au lieu d’opter pour une orthographe étymologique, comme le fait le français notamment, le roumain s’écrit phonétiquement, c’est-à-dire qu’il se base sur le son des mots pour constituer leur orthographe.

À lire aussi : Langue roumaine : histoire et racines

Apprendre le roumain pour voyager

Apprendre le roumain vous ouvre forcément les portes de la Roumanie, un pays à la frontière entre l’Occident et l’Orient, mais cela vous permet aussi d’échanger avec les locaux en Moldavie. L’occasion de découvrir des régions du monde, riches en visites en tous genres.

Découvrir la Roumanie grâce à sa langue

Préservé, le pays recèle de sites archéologiques et de réserves naturelles. La Roumanie est aussi un pays varié où se côtoient les plages sur les bords de la mer Noire et les zones rurales éloignées du tourisme de masse. Parmi les sites incontournables de Roumanie, rendez-vous dans les Carpates ou sur les bords du Danube pour des escapades en pleine nature. Si vous êtes plutôt du genre histoires et mythes, alors direction la Transylvanie où se cache Dracula, mais pas seulement puisque de nombreuses forteresses et autres monastères anciens peuvent se visiter.

En bonus, le peuple roumain est réputé pour être accueillant et chaleureux. Vous aurez donc l’occasion de mettre à profit votre apprentissage de la langue roumaine, même si le pays est francophile et est attaché à la francophonie. Vous y trouverez sûrement des Roumains parlant français, pour vous aider les premiers temps.

Parler roumain en visitant la Moldavie

Outre la Roumanie, sachez que le roumain est l’une des deux langues officielles de la Moldavie, pays voisin. Au programme d’un voyage en Moldavie : les visites de citadelles historiques comme celle d’Orhei ou de la forteresse de Soroca au nord du pays. Autre lieu incontournable du pays, le Vieux Orhei, site archéologique le plus visité de la Moldavie, avec ses falaises et ses ruines emblématiques. Outre les vestiges historiques, la Moldavie peut se targuer d’avoir un patrimoine naturel riche à l’instar de la réserve naturelle Pădurea Domnească ou encore, les lacs Beleu et Manta au sud du pays. Des arrêts incontournables pour les apprentis locuteurs roumains.

À lire aussi : Le roumain, Ionesco et la méthode Assimil : entretien avec Vincent Ilutiu

Apprendre le roumain pour s’expatrier en Roumanie

La Roumanie est un pays de plus en plus attractif pour les personnes désireuses de s’expatrier. Entreprises françaises basées en Roumanie, marché du travail favorable à l’expatriation, pour les ouvriers qualifiés ou non : la Roumanie a bien des avantages au-delà du coût de la vie abordable, de sa douceur de vivre et de son accueil chaleureux.

Le monde du travail en Roumanie pour un francophone

Sur le sol roumain, on compte environ 4 000 sociétés au capital partiellement ou totalement français, dont plus de 650 dépassent les 100 000 € de chiffre d’affaires annuel. Ces entreprises sont majoritairement basées à Bucarest, même si d’autres régions comme la région de Judet d’Arges ou de Timisoara abritent bon nombre de sociétés françaises comme Renault-Dacia, notamment. Des opportunités d’emplois pour les Français souhaitant s’installer en Roumanie. À noter également que de nombreux Français étudient la médecine en Roumanie ; une bonne raison d’apprendre la langue pour tous ceux qui souhaitent suivre cette voie.

Quels secteurs recrutent en Roumanie ?

Les principaux secteurs qui recrutent en Roumanie, pour les expatriés français sont :
• L’automobile : c’est un secteur important sur le marché du travail roumain puisque son chiffre d’affaires représente plus de 8 % du PIB national. À noter la présence de l’entreprise française Renault-Dacia sur le sol roumain.
• Les infrastructures de transport : il s’agit d’un autre secteur qui recrute en Roumanie, d’autant que le réseau ferroviaire se développe de plus en plus, sous l’impulsion de l’Union européenne.
• Le secteur des télécommunications : il figure dans le top 3 des secteurs pourvoyeurs d’emplois en Roumanie.

Les recruteurs privilégient les Français qualifiés dans certains domaines comme l’ingénierie. Néanmoins, les travailleurs expatriés avec peu d’expérience, peuvent s’orienter vers la filière agricole très développée en Roumanie, notamment le bois. Enfin, la création d’entreprise en Roumanie est favorisée par une fiscalité figurant parmi les plus basses d’Europe. À considérer pour les aventureux.

Bon à savoir
Il est conseillé d’avoir un contrat de travail français pour travailler en Roumanie et ainsi profiter d’un salaire plus intéressant que celui d’un local.

Assimil vous accompagne…
Ces raisons vous ont donné envie d’apprendre le roumain ? Assimil met à votre disposition une méthode d’apprentissage du roumain ainsi qu’un guide de conversation.

Commentaires

Par Chris K. le 26/12/18 à 13h38

Bună ziua şi Crăciun fericit!

Quelles sont les principales différences entre le roumain parlé en Roumanie et celui parlé en Moldavie ? 🇷🇴🇲🇩

Par Michel BELLON le 31/12/18 à 21h04

Bonjour Chris,

Avant de répondre à ta question, il est peut-être utile de rappeler brièvement le cadre historique, tout particulièrement celui des deux derniers siècles, au cours desquels la Moldavie s’est trouvée en partie ou en totalité sous influence russe.
Constituée au milieu du XIVe siècle, avec Siret, Suceava et Iaşi comme capitales successives, la principauté de Moldavie parvient à se maintenir pendant près de cinq cents ans, bien qu’elle doive à plusieurs époques faire allégeance sous diverses formes à ses voisins polonais, hongrois, turcs et autrichiens.
En 1812, le tsar Alexandre Ier annexe l’est du pays qui devient un territoire de l’Empire russe ayant Chișinău/Chisinau (Kichinev/Кишинёв) pour capitale, tandis que le reste de la Moldavie passe sous administration ottomane. Une russification intensive commence peu après et la « langue moldave » (молдавский язык, désignation russe de ce qu’on appelait auparavant selon les sources « valaque », « moldo-valaque », « romain » ou « roumain ») voit son usage de plus en plus restreint, pour finir par être totalement exclue de la vie publique en 1871, sous le règne d’Alexandre II, lors de l’instauration du Gouvernement de Bessarabie.
L’effondrement de l’Empire Russe en 1917 aboutit à la création de la République Démocratique Moldave, autonome de décembre 1917 à janvier 1918 au sein de la toute nouvelle République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie, puis indépendante de janvier à mars 1918 avant d’être rattachée à la Roumanie. Une fois la guerre civile russe terminée, l’URSS prend partiellement le contrôle de la région et en 1924 est créée à l’est du Dniestr, au sein de la République Socialiste Soviétique d’Ukraine, la République Autonome Socialiste Soviétique Moldave ayant pour capitale Balta, puis Birzoula (aujourd’hui Poldilsk/Подільськ, Podolsk/Подольск) et enfin Tiraspol.
En 1940, l’URSS procède à une sorte de réunification de la Moldavie en envahissant la Bessarabie roumaine ainsi qu’une partie de la Bucovine et en fondant la République Socialiste Soviétique de Moldavie, dont la capitale est Chisinau. Réoccupée par la Roumanie, devenue l’alliée de l’Allemagne nazie, entre 1941 et 1944, elle réintégrera ensuite l’URSS. À partir de la fin des années 40, la russification ou « slavisation » de la Moldavie prend des allures de colonisation. L’installation de Russes, Ukrainiens et Biélorusses, qui avait débuté dans les années 30 est encouragée et l’usage du russe s’impose dans l’administration, ainsi que l’alphabet cyrillique adapté à la langue roumaine (il comprend la lettre ӂ représentant le son /dʒ/, transcrit dans la graphie latine par g devant e et i, et ge devant a), qui sera abandonné en 1989. Officiellement, les Moldaves sont un peuple distinct des Roumains et leur langue (« limba moldovenească/лимба молдовеняскэ ») est différente de celle parlée en Roumanie. C’est sous ce nom qu’elle est dans une certaine mesure favorisée, le russe prévalant toutefois, notamment dans son rôle de langue de communication interethnique.
En 1991, la Moldavie, à l’instar des autres républiques soviétiques, proclame son indépendance en tant que République de Moldavie. Mais les slavophones de l’est du pays, qui avaient déjà proclamé l’année précédente une république soviétique distincte (décision rejetée peu après par le Soviet Suprême de l’URSS) font sécession et créent la République Moldave du Dniestr, ou « Transnistrie », avec Tiraspol pour capitale. Des actions militaires s’ensuivent mais le statu quo prévaut. À ce jour, la question n’est toujours pas réglée, malgré le fait que la Transnistrie ne soit reconnue par aucun état de droit.

La Russie a donc souvent cherché à couper la Moldavie de ses racines roumaines. Au début de l’époque soviétique, le pays était censé aussi donner l’exemple pour rendre attractif un mode de vie destiné à s’étendre d’abord aux pays voisins, au premier rang desquels figurait la Roumanie, puis au monde entier. Après la Seconde Guerre mondiale, le régime étant en principe le même à Chisinau et Bucarest, la préoccupation était plutôt de décourager les aspirations à l’unification qui animaient une partie de la population. Bien qu’elle puisse paraître paradoxale au regard des efforts de russification précédents, la politique de « (re)moldavisation », en cultivant un sentiment national spécifique, avait toujours pour but d’éloigner la Moldavie de la Roumanie. Il n’est pas étonnant dans ces conditions que les linguistes soviétiques se soient évertués à séparer le moldave du roumain, en s’appuyant au besoin sur certaines particularités de la langue d’une vaste région du nord et de l’est de la Roumanie, celle des « parlers moldaves » (graiuri moldovenești) qui se rattachent aux « dialectes du nord » (dialecte nordici) du roumain. Ils ont par ailleurs répandu l’idée d’une langue moldave originelle, et par conséquent plus authentique, propre au « peuple », alors que le roumain caractériserait une population urbaine plus tardivement installée et serait, autrement dit, une langue importée. Remarquons enfin que l’alphabet cyrillique est toujours en vigueur en Transnistrie, ce qui est un moyen supplémentaire de singulariser le « moldave », en dépit du fait que le roumain dans son ensemble a été écrit d’abord en cyrillique (avec plusieurs adaptations et modifications), l’emploi de l’alphabet latin ne s’étant généralisé et officialisé qu’il n’y a qu’un plus de 150 ans.
Malgré tout, la langue standard parlée en Moldavie n’inclut qu’assez peu de régionalismes et ne peut en aucun cas être assimilée aux « graiuri moldovenești ». Elle est au contraire quasiment identique au roumain standard. Quant à l’antériorité supposée du moldave, rien ne permet de l’établir à l’examen des documents écrits dont on dispose. Le texte en « roumain » le plus ancien date du début du XVIe siècle, et les mots « rumân » et « (limba) rumâniască » d’à peu près la même époque. De plus, « rumân » semble souvent employé pour désigner les gens du peuple, par opposition à la noblesse, ce qui contredit la thèse d’une plus grande authenticité du « moldave ».

Le nom de « langue moldave » s’explique donc par des considérations beaucoup plus politiques que proprement linguistiques et il n’est pas étonnant qu’il fasse aujourd’hui encore l’objet de polémiques. Dans les dernières années de l’URSS, l’identité du moldave et du roumain avait été reconnue. La déclaration d’indépendance de 1991 stipule que la langue du pays est le roumain, mais la Constitution de 1994, votée alors que le parti communiste est au pouvoir, mentionne le moldave. Consulté en 2013, le Tribunal constitutionnel déclare que c’est bien roumain qui est le terme correct, ce qui vient encore compliquer la situation. Actuellement, l’expression « langue moldave » est celle qu’utilisent les slavophones ainsi que les roumanophones opposés à une éventuelle union avec la Roumanie, même si certains d’entre eux admettent que leur langue est similaire au roumain.

Si roumain et moldave sont fondamentalement une seule et même langue, on peut noter quelques différences minimes entre les deux. Un cas extrême est illustré par le « dicţionar moldovenesc-românesc de Vasile Stati publié en 2003, avec une seconde édition, « revue et complétée » en 2011, ouvrage somme toute assez amusant dans son acharnement à instituer une langue moldave qui ne serait pas compréhensible par les roumanophones. La préface est très révélatrice des intentions de l’auteur, qui utilise un ton parfois très offensif. Si l’on examine son œuvre d’un peu plus près, on se rend compte que les mots qu’il recense sont, dans leur très grande majorité, tout à fait roumains et ne présentent pas la moindre particularité qui en ferait des termes spécifiquement moldaves. Mais pour aller encore plus loin, Vasile Stati va jusqu’à ajouter une lettre supplémentaire à l’alphabet roumain, le å, qu’il emprunte aux alphabets scandinaves pour représenter une variante dialectale du o. Il écrit aussi systématiquement î, comme on le faisait en Roumanie avant la réforme de 1993 qui a remplacé cette lettre dans la plupart des cas par â (qui avant cette date n’apparaissait que dans le mot român et ses dérivés), réforme qui soit dit en passant n’est pas appliquée par tout le monde en Roumanie même. En guise de « traduction », l’auteur donne la plupart du temps un ou des synonymes, ou bien il explique le mot de l’entrée. Un seul exemple, facilement compréhensible pour un francophone sans connaissance du roumain, suffira : bac = vas de metal pentru lichide. Nous sommes ici en pleine « littérature définitionnelle » oulipienne, qui traduirait, dans un hypothétique dictionnaire équivalent belge-français, le mot « chat » par « mammifère carnivore digitigrade domestique ». Ailleurs, l’auteur liste des termes dialectaux, archaïques ou à usage inconnu hors certains contextes, comme : gubernie = diviziune administrativă teritorială a Imperiului Rus (le mot gubernie existe de toute façon dans le même sens en roumain). Enfin, il recourt le plus possible à ce qui peut effectivement constituer une différence entre le roumain de Bucarest et celui de Chisinau ou Tiraspol, à savoir des mots russes, dont l’usage parfois idiomatique s’est répandu, surtout pendant la période soviétique : bolniţă (< больница) pour spital (hôpital), chino (<кино) pour cinematograf (cinéma), hulub (<голубь) pour porumbel (pigeon), stacån (< стакан) pour pahar (verre), l’auteur précisant pour ce dernier mot qu’il s’agit d’un verre contenant 200 g de liquide ! 😀

Mis à part ces excès lexicaux peu substantiels, je ne vois pas dans la grammaire ou la syntaxe ce qui pourrait justifier la réalité d’une « langue moldave », mais si quelqu’un peut fournir des exemples de divergences entre les deux « normes », je serais très curieux de les connaître, car j’ai très peu de contacts directs avec la langue parlée en Moldavie, en particulier en Transnistrie.

Pour conclure, et atténuer un peu l’impression d’ensemble que j’ai sans doute donnée, je dirai que, pour la Moldavie comme pour l’ex-Yougoslavie, il me semble nécessaire de prendre en compte, au-delà de la réalité linguistique, la dimension affective, psychologique ou sociologique. De ce point de vue, il ne me semble pas infondé de parler de « langue moldave » dès lors que des locuteurs se reconnaissent dans cette expression. C’est probablement un moyen pour contrer l’hostilité et l’agressivité qui se manifeste hélas parfois entre des communautés que bien des choses pourraient rassembler.

Excellente année 2019 à tous les Assimilistes et à l’éditeur, en espérant qu’il nous réserve beaucoup d’intéressantes surprises !

Michel.

Par Laurent Martin le 02/01/19 à 15h00

Bonjour,

Pourquoi parlez vous uniquement du roumain qui est une langue très très peu utile, au lieu de parler des langues qui pourraient être publiées en 2019……chez assimil

Par Michel BELLON le 03/01/19 à 14h02

Bonjour Laurent,

Il me semble peu opportun de repartir dans les discussions que nous avons eues en septembre dernier à l’occasion des messages que tu as postés sous les articles « Les nouveautés de la rentrée 2018 » du 14/8/18 et « Les curiosités de la langue française » du 3/9/18.
Libre à toi de ne pas t’intéresser à telle ou telle langue, mais je ne vois pas au nom de quoi tu reprocherais à Assimil de proposer un choix allant largement au-delà de ton petit champ d’intérêt personnel.
Apparemment, tu as mal (ou pas du tout) lu l’article qui précède, car il avance plusieurs arguments réfutant ton opinion sur l’utilité du roumain. Je crois aussi que tu connais mal (ou pas du tout) le catalogue de l’éditeur, qui propose un grand choix de matériel d’étude de langues qui doivent sans doute te paraître plus « utiles ».

Cela ne m’empêche pas de te souhaiter une année 2019 pleine de satisfactions, notamment dans le domaine des découvertes linguistiques. 🙂

Michel.

Par Laurent Martin le 04/01/19 à 19h35

Bonjour Monsieur Michel,

D’abord, j’exerce le métier de professeur de langues donc je peux parler à ce sujet et puis d’autre part je m’intéresse non seulement à l’arabe mais aussi au persan, au chinois, au Thai…..donc vous avez tout faux désolé de vous vexer, mais je crois que vous avez mal compris
Bonne Année
Cordialement
Good Bye, i’la liqa, arriverderci., maa salama …..

Par Chris K. le 04/01/19 à 23h22

Bonsoir Laurent Martin,

Sans indiscrétion, quelle(s) langue(s) enseignez vous au juste et à quel niveau ? Car vous avez une façon de vous adresser aux gens qui est assez discourtoise, péremptoire, et qui ne concorde pas avec l’expression que l’on pourrait attendre de la part d’un enseignant…

Maintenant, concernant l’arabe et les futures publications d’ASSIMIL, soyez patient comme nous tous, sans mettre trop de pression car ça agace les utilisateurs de ce blog plus qu’autre chose !

Par Michel BELLON le 05/01/19 à 0h46

Bonsoir Laurent,

Je ne suis aucunement vexé par ton message, et je ne vois pas de raison pour laquelle je le serais puisque tu y affirmes t’intéresser à l’arabe, au persan, au chinois ou encore au thaï. Ces langues me paraissent en effet dignes de susciter l’enthousiasme et je souhaiterais volontiers les étudier plus en détail si le temps dont je dispose m’en laissait la possibilité.

Transmettre un savoir, quel qu’il soit, est un très beau métier. Tu es donc professeur de langues. J’ai moi-même été formé pour l’être, mais j’ai peu exercé dans un premier temps, ayant rapidement choisi de m’engager dans une voie différente, celle du tourisme, qui m’ouvrait alors de plus vastes perspectives de contact avec les langues. Ce n’est que depuis le terme, assez récent, de ma vie professionnelle active que je me consacre à nouveau à l’enseignement (principalement du russe, du portugais et du castillan), en milieu associatif. Et chaque jour ou presque je me réjouis des échanges que j’ai avec mes élèves et de ce qu’ils m’apportent. Je considère par conséquent que cette fonction de guide dans l’acquisition de connaissances ne peut à elle seule m’autoriser à « parler à ce sujet ». D’autres qui ne sont pas enseignant•e•s s’expriment tout aussi légitimement sur ce bloc-notes et apportent toujours des éléments intéressants et pertinents à nos discussions. Je ne citerai que Chris, Halokkin ou Pierson, qui ont déjà eu l’occasion de communiquer avec toi, mais ils sont loin d’être les seuls. Mais au fait… au sujet de quoi, au juste, penses-tu pouvoir parler ? Il est tout à fait possible que je ne comprenne pas tes propos, je l’admets sans la moindre gêne. C’est vrai, j’ai du mal à voir quel est ce « sujet » auquel tu te réfères dans la première phrase de ton message. Voulais-tu dire que je n’ai pas saisi ton intérêt pour les langues, et est-ce en cela que j’aurais « tout faux » ? Si c’est le cas, il me semble que tu l’exprimes d’une façon un peu paradoxale, car je note dans ce que tu as écrit (passages copiés tels quels dans tes messages, coquilles d’orthographe, de ponctuation et de typographie comprises 😉 ) :
– le 2/1/19 (ci-dessus), « Pourquoi parlez vous uniquement du roumain qui est une langue très très peu utile… » ;
– le 13/9/18 (sous l’article Les curiosités de la langue française du 3/9/18), « … le Bulgare, le Norvégien, le Basque ou le persan qui sont mineures ou langues dites » Bidon »… ».
Certes, comme je te l’écrivais hier, il est parfaitement normal que tu aies tes préférences. Nous en avons probablement tous et en ce qui me concerne je pourrais citer des langues qui me passionnent plus particulièrement – pour un tas de raisons, souvent très peu rationnelles – et d’autres qui ne retiennent que peu mon attention. Cependant, je me garderais de dire de telle ou telle qu’elle est « peu utile », ou « bidon », ne serait-ce que par respect pour celles et ceux qui la parlent, l’aiment et la cultivent.
Parle-nous plutôt de ton amour pour l’arabe, le persan, le chinois, le thaï et toutes les autres langues qui t’enchantent, et prenons plaisir à discuter de leurs aspects linguistiques les plus singuliers.

Pour finir, permets-moi de préciser la translittération, selon le système de l’Encyclopédie de l’Islam, des expressions en arabe que tu donnes :
‘ilā l-liqā’ (إلى اللقاء) pour « à la prochaine »,
ma‘a s-salāma (مع السلامة) pour « au revoir »,
et aussi de rectifier l’orthographe de l’italien « arrivederci », sans ‘r’ entre ‘e’ et ‘d’.

Bonne soirée,
Michel.

Par PIERSON le 05/01/19 à 17h00

Bonjour à tous et merci Michel pour l’exactitude de tes propos et tes références à chaque fois utiles.
J’en profite pour indiquer ce que je recherche dans l’apprentissage des langues:
– la grammaire et comment la langue permet de transmettre une pensée
– la graphie; comment rendre par écrit ce qui est oral.
à ce titre, je me suis intéressé aux langues asiatiques pour la graphie et la grammaire et aux langues agglutinantes… Pour moi, il n’y a pas de langues mineures.
Je suis actuellement en Israël, j’ai étudié les 21 premières leçons de la méthode Assimil et je pense que je vais poursuivre car l’envie de déchiffrer ce que je vois et de comprendre ce que j’entends me pousse à continuer…
bonne soirée
Jean-Paul

Par Michel BELLON le 01/02/19 à 20h27

Bonsoir,

Pour faire suite à la discussion sur la « langue moldave » et ce qui la différencierait du roumain, je signale le 660ème anniversaire de la formation de la principauté de Moldavie. Il sera célébré demain, 2 février, date choisie l’an dernier parce qu’elle est à la fois celle de la création en 1359 de l’état moldave par le voïvode Bogdan 1er, appelé pour cette raison le Fondateur (Bogdan Întemeietorul), et de la première reconnaissance officielle du pays, intervenue exactement 6 ans plus tard, en 1365. Une cérémonie solennelle doit avoir lieu au palais présidentiel, et diverses festivités en relation avec ces événements se dérouleront tout au long de l’année. Hommage sera aussi rendu au plus grand des voïvodes qu’ait connu le pays, Étienne III le Grand (Ștefan cel Mare), dont le règne un siècle plus tard, pendant presque 50 ans, a vu la Moldavie atteindre l’apogée de sa puissance.

Comme on peut s’en douter, un certain nombre d’arrière-pensées politiques ont motivé la décision d’organiser ces manifestations, la fête nationale du pays étant en principe le 27 août et commémorant l’indépendance de 1991. La situation actuelle du pays rendait sans doute inévitables les polémiques et tentatives de récupération de toutes parts.

On pourra obtenir plus d’informations au sujet de cette fête en consultant principalement des sites moldaves en roumain (en cherchant par exemple « 660 de ani de la întemeierea Ţării Moldovei ») ou en russe (« 660-летие молдавской государственности »).

Bonne soirée,
Michel.

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