En fonction du but de votre séjour et de sa durée, les démarches administratives pour partir aux États-Unis diffèrent.
Travail, tourisme, études : quel visa demander pour partir aux États-Unis, et comment s’y prendre ? Le point sur les différents cas de figures existants, avec Assimil.

Visas pour les États-Unis : de nombreux cas de figure

L’accès au territoire américain n’est possible qu’après l’obtention d’un visa spécifique, dépendant du motif de votre séjour ainsi que de sa durée. Il existe donc différents visas, chacun correspondant à une situation précise.

Les visas de tourisme et d’affaires

Appelés visas B-1 et B-2, ils permettent de partir aux États-Unis pour une durée maximale de 6 mois. Le candidat doit également disposer d’un passeport valide, et doit être en mesure d’expliquer pourquoi une période de 6 mois est nécessaire. À savoir qu’une prolongation de la durée du séjour peut être demandée au service d’immigration avant que le visa n’expire. Ces visas ne donnent pas l’autorisation d’occuper un emploi pendant la durée du séjour. Le B-1 est destiné aux séjours d’affaires, le détenteur ne doit pas être salarié sur le continent américain, tandis que le B-2 est réservé exclusivement aux touristes.

Les visas étudiants

Certains visas pour les États-Unis peuvent également être attribués aux étudiants. Trois sous-catégories existent :

  • le visa F pour les cursus issus d’un établissement d’enseignement général ;
  • le visa M pour l’enseignement technique ou professionnel ;
  • le J-1 pour les Français participant à un programme de « sponsorship ».

Ces documents ne permettent pas de travailler sur le sol américain, sauf circonstances bien précises. Les visas F et M (ainsi que le visa J, parfois) font l’objet d’une accréditation spéciale par l’administration décrivant le programme d’enseignement prévu et sa durée.

Les visas de travail

Il s’agit du seul sésame permettant de partir aux États Unis pour y travailler légalement. Pour en bénéficier, l’employeur américain doit remplir une demande et la déposer auprès des services d’immigration. Lorsque la requête est validée, il reçoit une autorisation de travail et la transmet à son futur employé, qui peut alors faire sa demande de visa.

Le visa H-1B est valable pendant 3 ans, renouvelable une fois pour une durée totale de 6 ans. D’autres contrats sont spécifiquement dédiés aux employés saisonniers (H-2B), aux transferts entre sociétés affiliées (L-1), aux artistes (P-1) et aux sportifs (P-2).

Le visa O, enfin, permet aux Français exerçant à très haut niveau dans le domaine de la science, l’art, l’audiovisuel, l’éducation ou le sport, de se rendre aux États-Unis pour un événement ponctuel.

L’époux(-se) et les enfants du porteur d’un visa H, L, O ou P peuvent obtenir un visa identique en tant qu’accompagnants. Attention cependant, le concubinage n’est pas reconnu par la législation outre-Atlantique : seuls les couples mariés peuvent bénéficier de ce dispositif.

Les visas « au pair »

Ce document s’obtient à condition d’exercer son statut d’employé au pair au domicile d’une famille de résidents américain. Comme pour les étudiants « en sponsorship », le visa J-1 est nécessaire pour exercer aux États-Unis en tant qu’au pair, par le biais d’organismes spécialisés et agréés par le département d’État. Les Français désirant obtenir ce visa doivent être âgés de 18 à 27 ans, et être titulaires du baccalauréat ou d’un certificat de fin d’études. Sa validité est d’une année, non renouvelable.

Partir aux États-Unis sans visa

Les Français souhaitant partir aux États-Unis pour une durée inférieure à 90 jours sont exemptés de visa par la législation américaine.

Grâce au Visa Waiver Pilot Program (VWPP), les ressortissants français peuvent être admis sur le sol américain sans obtenir de visa, pour un séjour touristique ou d’affaires durant moins de 90 jours, le billet aller-retour faisant foi. Seul un passeport valide doit être présenté à l’inspecteur de l’immigration.

Dans le cadre de ce programme, il n’est pas possible, une fois arrivé aux États-Unis, de changer le statut de son séjour et de le prolonger au-delà de la période autorisée. Dans le cas d’un voyage d’affaires, il est autorisé de signer des contrats, organiser des réunions ou encore d’assister à des séminaires, mais il est interdit d’embaucher une personne sur le territoire américain.

Depuis 2002, la loi américaine inclut de nouvelles conditions à l’exemption de visa pour se rendre aux États-Unis. Le passeport doit ainsi être biométrique ou lisible en machine ; les personnes disposant d’un ancien modèle de passeport et les enfants non titulaires d’un passeport individuel doivent par conséquent être munis d’un visa.

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